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N ° 8 – Gestionnaires : comment faire pour vous trouver un emploi au Québec… en toute confidentialité et efficacité

Je suis d’avis que de se trouver un emploi pour un gestionnaire à Montréal peut s’avérer une aventure fort complexe et désagréable. Vous devez considérer beaucoup de choses! Voici comment prendre les bonnes précautions.

6— Évaluer sa situation professionnelle

Avant de commencer toutes démarches en recherche d’emploi, il s’avère primordial d’être au clair avec votre situation professionnelle. En effet, savez-vous exactement les raisons pour les- quelles vous voulez démissionner, connaissez-vous votre valeur sur le marché du travail, avez- vous entrepris les démarches quant aux périodes et occasions potentielles d’embauche et savez-vous l’emplacement géographique que vous êtes prêts à couvrir? Ceci peut vous paraître simpliste, mais je vois un trop grand nombre de gestionnaires qui ont fait abstraction de ces évaluations et qui regrettent leurs choix par la suite. Il y a un stéréotype dans l’industrie ; quand un gestionnaire subit un échec professionnel, il devient soudainement un «consultant expert». Je vous conjure d’éviter cette attitude, car j’en vois régulièrement et ils n’ont pas bonne réputa- tion.

5— Clauses de non-concurrence

L’évaluation de vos clauses de non-concurrence est l’une des premières étapes à savoir. Ceci est particulièrement applicable pour les gestionnaires qui travaillent dans des milieux de pointe. En effet, ces compagnies prescrivent des clauses de non-concurrence afin de protéger leurs propriétés intellectuelles. Au sens de la loi, votre employeur ne peut pas vous empêcher de tra- vailler, mais vous devez respecter et appliquer les clauses de non-concurrence. Il y a une différence entre quitter son emploi et travailler pour un compétiteur direct. Vous devez être prudent, sinon les mises en demeure vont suivre! Avant toutes choses, soyez avertis, sinon allez consul- ter un avocat en droit du travail.

4— Évaluer ses acquis scolaires

Avant de vous lancer dans votre évaluation du marché, il s’avère primordial de faire une évalua- tion concernant ses compétences professionnelles et ses acquis scolaires. Il y a deux enjeux, le premier est de surévaluer sa situation sur le marché du travail et le deuxième est de surévaluer ses acquis académiques au détriment de l’expérience professionnelle. En effet, vous pourriez avoir géré une PME pendant 10 ans de façon routinière sans aucuns défis et dans un cadre administratif rigide, par exemple, les services gouvernementaux. Également, posséder un MBA n’est pas toujours garant à l’employabilité, encore moins, si votre diplôme vient d’une institution québécoise. Un gestionnaire qui a développé une expertise sur une base d’expérience aura toujours l’avantage sur celui qui se vend uniquement par ses acquis académiques. Je vais sû- rement me faire lancer des tomates, mais les critères d’embauche gouvernementale n’ont rien à voir avec les critères d’embauche de compagnies privées. Sachez évaluer objectivement votre situation.

3— Commencement de votre processus, les outils de départ nécessaires

Voici les éléments indispensables pour se trouver un emploi:

-Votre curriculum vitae à jour, bilingue

-Lettre de présentation, bilingue

-Profil Linkedin complet, bilingue

-Preuve de vos diplômes scolaires

-Lettre de recommandation d’employeurs précédents

-Lettre de recommandation de clients antérieurs

Le profil Linkedin ainsi que vos lettres de recommandation augmentent la valeur de votre employabilité. Vos documents se doivent d’être bilingues. Le gestionnaire de haut niveau doit pou- voir opérer en français et en anglais. Si votre compétence linguistique n’est pas satisfaisante, vos chances d’aspirer à l’emploi de vos rêves en seront grandement diminuées. Certes, vous devez considérer un apprentissage linguistique, mais au-delà de la langue, vous devez absolument être au clair avec la mentalité anglophone au travail. Que n’en déplaise aux nationalistes convaincus, la plupart des postes de PDG à Montréal sont anglophones et les réseaux profes- sionnels sont également majoritairement anglophones.

2— Repérage des opportunités — savoir à qui parler

Si vous êtes un gestionnaire subalterne ou intermédiaire, les opportunités d’emploi seront dis- ponibles et accessibles sur les principaux sites d’emplois canadiens : Emploi Québec, Job- boom, Monster ou Linkedin. Par contre, si vous êtes un exécutif régional ou un gestionnaire de haut niveau, les emplois sont souvent confidentiels ou ils ne sont simplement pas affichés par les services RH corporatifs. Il est donc important de faire l’exercice intellectuel suivant. Premiè- rement, vous devez faire la liste des compagnies pour lesquelles vous aimeriez travailler. Deuxièmement, vous devez prioriser celles qui cadrent davantage avec votre profil professionnel. Un conseil d’amis, approchez seulement le directeur du recrutement. Ainsi vous éviterez les situations d’exposition inutiles. Gardez en tête que toutes vos demandes doivent rester confidentielles. Finalement, vous devez être perspicace quant au nombre de CV que vous envoyez. Il n’y a rien de pire pour un exécutif ou un gestionnaire d’envoyer son CV partout, car vous perdez ainsi votre crédibilité aux yeux des recruteurs.

Sinon référez-vous à des firmes de chasses de tête spécialisées en recherches d’exécutifs, comme moi-même, qui vous assureront un suivi constant et professionnel. Faire affaire avec des firmes de recrutement généraliste peut s’avérer une grande perte de temps et dangereuse pour la confidentialité de votre processus. Vous ne savez jamais à qui vous avez affaire en agence généraliste, et que la plupart du temps, le taux de rétention des employés de ces entreprises donnerait des maux de tête au plus optimiste des dirigeants.

1— Être réaliste dans ses attentes

Ce titre peut sembler déprimant, mais votre processus doit débuter quand vous n’êtes pas nécessairement à la recherche d’emploi. Effectuer avec doigté ces étapes requiert beaucoup de préparation et avoir un sentiment d’urgence s’avère inutile, et même nuisible. Vous trouverez aussi que vos choix auront été de beaucoup réduits par l’étude de votre situation, ce qui est loin d’être une mauvaise chose. Il est préférable d’avoir trois bonnes occasions que dix mauvaises. Notez également que les processus d’embauche peuvent varier entre un à six mois, tout dé- pend de la position recherchée. Soyez patient!

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